Les élèves de 5è4 et 5è5 ont écrits des poèmes avec pour consigne de faire parler un animal du film de Vincent Munier, Le Chant des forêts. Voici deux poèmes, sélectionnés par un vote, que les élèves vous partagent :

Le Bûcheron et l’écureuil

Un matin d’automne, un bûcheron

Entra dans une forêt pour couper du bois.

Sur une branche, un petit écureuil

L’observait en silence.

Le bûcheron leva sa hache

Pour abattre un grand chêne.

Quand soudain, rapidement

L’écureuil descendit et dit :

« Monsieur le bûcheron,

Si vous coupez cet arbre,

Ou vivrai-je cet hiver ?

Comment pourrai-je

Cacher mes glands ? »

Alors il posa sa hache et répondit :

« C’est la mairie qui m’envoie

Pour libérer de l’espace dans la forêt

Pour y construire un nouvel immeuble ».

Mais le bûcheron s’arrêta un instant,

Et regarda autour de lui.

Il vit les nids d’oiseaux,

Les champignons au pied de l’arbre

Et l’écureuil qui tremblait.

« Je ramasserai plutôt un arbre déjà tombé

La forêt est aussi ta maison. »

L’écureuil rassuré, remonta dans son arbre

Et continua à préparer ses provisions.

Il faut penser aux autres avant d’agir,

Un cœur qui sait écouter devient toujours plus juste.

Sarah et Maria 5è5

Le sac plastique

Dans une belle forêt,

Un homme, d’un geste discret,

Jeta un sac plastique.

Un écureuil aux aguets,

Remarqua ce geste déplacé

Il l’aborda :« Eh l’humain,

Les poubelles ça existe. »

– « Et alors, ce n’est qu’un sac ! »

S’écria t-il agacé.

– « Oui, mais si chacun jetait un sac par terre,

Cette forêt et cet étang deviendraient

Une décharge à ciel ouvert

Savais-tu que le plastique

Met plusieurs siècles à se décomposer ? »

L’humain lui répondit : « Peu importe,

Je serai mort quand cela arrivera ! »

– « N’as-tu pas d’enfants ?

Ne penses-tu pas aux générations futures ? »

L’homme prit enfin conscience de son acte,

Il s’excusa, ramassa son sac

Et partit le jeter à la poubelle.

Au lieu de penser égoïstement à nous,

Ne ferions nous pas mieux de penser

Aux générations futures,

Qui vivront dans un monde pollué.

Si nous ne changeons rien.

Iris et Célia 5è4